L'AFFAIRE CEUTA - OU « COMMENT PERDRE UNE BONNE OCCASION DE SE TAIRE » suite 1
- 4 août
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Suite aux évènements de Ceuta, le Conseil des Ministres (Affaires Intérieures) de l’UE se réunit ce 4 août 2026 en urgence pour débattre de cette affaire (largement médiatisée).
Ce devrait être l’occasion - pour la plupart des représentants des gouvernements signataires de la lettre enflammée de leurs dirigeants - de présenter au Gouvernement espagnol des excuses pour leur appréciation erronée des faits et - surtout - pour leur rupture du principe de solidarité qui doit lier les 27 États membres de l’Union.
Une mise au point de la présidence de la Commission - qui a paru dans un premier temps se joindre à cette malheureuse initiative - serait également opportune.
Il est en effet tout à fait contraire à l’esprit et à la règle des Traités (cf. « principe de coopération loyale ») qu’un groupe - même majoritaire - d’États membres mettent ainsi en accusation un autre de leurs pairs par voie de « lettre aux Présidents des Institutions » rendue publique quasi instantanément, obligeant le Gouvernement espagnol à réagir solitairement mais vigoureusement.
Une telle démarche, aussi surprenante qu’inhabituelle - déjà maladroite au niveau diplomatique - est incompatible avec le code de conduite régissant les relations entre les États membres de l’Union.
On aurait plutôt attendu de ces mêmes États qu’ils réservent ce type de réaction aux graves exactions commises par des États tiers tels que la Russie, les États-Unis ou Israel envers lesquels ils semblent manifester plus de retenue.
Un tel incident devrait pas se reproduire.
JGGiraud
03 - 08 - 2028




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