top of page
Rechercher

AUX ETATS-UNIS, LA « HIGH DOLLAR RACE » DES MID-TERMS (3/11/26) - suite 1

  • il y a 11 minutes
  • 2 min de lecture


Dans une précédente note, nous avions attiré l’attention sur le financiarisation des campagnes électorales américaines par des groupes privés de milliardaires - appelés « Super Pacs » (1)

 

Mais il existe d’autres types de groupes de pression actifs dans ce domaine, souvent  plus puissants que les premiers - et éventuellement liés à ceux-ci. . 

 


L'AIPAC

Le principal - et le plus ancien - d’entre eux est l’ «American Israel Public Affairs Committee »  (AIPAC) dont l’objectif ouvertement assumé est de défendre et promouvoir les intérêts de l’État d’Israël auprès des pouvoirs publics américains et notamment du Congrès.

 

Un réent article du New York Times (2) intitulé «Inside the Spending of One of America’s Largest SuperPACs » explique que, en moins de quinze années, l’AIPAC est devenu l’un des plus grands pourvoyeurs de fonds pour les campagnes législatives dans l’ensemble du pays. 

 

En pratique, l’AIPAC sélectionne les candidats reconnus favorables à la cause israélienne et aide aux financement de leurs campagnes sans intervenir dans les thématiques spécifiques qu’ils développent. Son influence s’exerce aussi bien en faveur de ces candidats qu’à l’encontre de ceux considérés comme moins partisans - voire opposés - à cette cause.

 

Selon un des responsables  : « Our goal is to elect the largest bipartisan pro-Israel majority ». 



Le choix des bons candidats

Logiquement, l’AIPAC s’intéresse surtout - notamment lors des primaires - à la désignation des candidats du parti Démocrate. Ceux du parti Républicain sont effet réputés acquis à la cause. 

 

Cet article - très documenté - fournit une liste détaillée (État par État) des résultats électoraux des campagnes ainsi financées. 

 

Pour les primaires de 2026, l’AIPAC et ses groupes affiliés auraient dépensé à ce jour près de 67 millions de dollars dont une grande partie concentrée sur un cas test : la nomination du candidat démocrate pour l’élection sénatoriale du Michigan le 4 août 2026 (2). 

 

Enfin, cet article relève que, pendant plusieurs dizaines d’années, l’AIPAC a oeuvré comme un organe bi-partisan (« bipartisan lobbying organization ») s’efforçant d'influencer la législation fédérale notamment au niveau du Congrès. . Mais que, « alarmed by what it saw as a rising tide of anti-Israel sentiment from Democrats », il a re-dirigé son action plus en amont en tâchant d’influencer le choix même des candidats aux élections fédérales. 

 


Le grand dérangement de la démocratie américaine

Ce phénomène croissant de financiarisation des campagnes électorales est symptomatique du « grand dérangement » du système constitutionnel américain sous la présidence de Donald Trump. L’instrumentalisation du processus électoral par des intérêts politiques ou financiers risque d’être « the last straw which breaks the back » de l’ordre démocratique outre atlantique. Et dont les conséquences affecteront aussi la politique étrangère du pays. 

 

Il faudra donc suivre attentivement le résultat des élections de midterm du 3 Novembre 2026. Et, plus encore, la préparation de l’élection présidentielle du 7 Novembre 2028;

 

Et, le cas échéant, en tirer quelques leçons applicables processus électoraux européens (2).   

 

 

Jean-guy Giraud

04 - 08 - 2026

 

_______________

 

 
 
 

Commentaires


©2018 by Ventotene. Proudly created with Wix.com

bottom of page