- giraudjeanbaptiste0
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Les guerres meurtrières - et bien souvent criminelles - menées à grande échelle se poursuivent tant aux confins de l’Europe qu’au Moyen Orient provoquant - à distance - un nombre croissant de victimes civiles dont un grand nombre d’enfants. Elles menacent de s’étendre et de dégénérer. Aucune perspective d’apaisement - de retour à la raison - n’’est perceptible.
Les dirigeants responsables - agissant le plus souvent sans avoir à rendre compte à quiconque - ne reconnaissent ni ne respectent les règles internationales censées prévenir ou régir les conflits et garantir la protection des populations.
Les instances mondiales - notamment l’ONU - se révèlent impuissantes, bloquées par les rivalités entre grandes puissances rivales. Les tentatives diplomatiques de négociations ou de médiations n’aboutissent pas;
Dès lors, on cherche désespérément une instance, une autorité morale supérieure susceptible de réagir au niveau mondial et d’appeler au nom de l’humanité à la cessation de ces massacres et ravages insensés.
En fait, il est une voix qui tente d’appeler à la raison : celle du nouveau Pape Léon XIV qui semble avoir décidé d’entreprendre une sorte de croisade pour la paix.
Outre ses fréquents appels directs au silence des armes, il vient de lancer un vibrant plaidoyer « urbi et orbi » afin « de ne pas succomber au désespoir face aux nombreuses guerres qui font rage dans le monde » et d’assurer que « la paix guide guide le destin des peuples et l’humanité toute entière ».
Nous reprenons ici des passages d’un ouvrage juste publié par le Vatican intitulé :
« Désarmée et désarmante. La paix est un don » (1)
La paix est le grand désir qui anime de nombreux cœurs, mais elle est aussi souvent menacée, bafouée, raillée. Aujourd’hui, pas moins de 103 États sont impliqués d’une manière ou d’une autre dans un conflit armé sur Terre (1). Les armes grondent et tuent en Ukraine, au Moyen-Orient, au Soudan, en Birmanie, au Yémen, au Congo et dans bien d’autres contextes.
Même ceux qui font la guerre affirment agir «au nom» de la paix. Personne n’a l’audace de déclarer qu’il veut la guerre pour la guerre: même les puissants de la Terre savent que chaque personne aspire à la justice et désire vivre en paix.
Ce ne sont pas les armes atomiques qui engendrent la paix, mais le désarmement. Cette vérité, qui semblait acquise au cours des dernières décennies, durant lesquelles nous avons assisté à une désescalade nucléaire, a été occultée par une course aux armements qui, aujourd’hui, effraie et terrifie.
Un monde où les machines, aussi sophistiquées et rapides soient-elles, décideraient d’un bombardement sur des personnes sans défense serait vraiment effroyable. La conscience d’un seul homme peut valoir le monde entier.
La paix, enfin, a besoin d’espérance. L’Église continuera à prêcher la charité envers tous les hommes et toutes les femmes. S’il y a bien une chose que le monde recherche aujourd’hui, je crois que c’est un message d’espérance pour l’avenir.
Que les croyants et les personnes de bonne volonté ne cessent jamais d’œuvrer en tant qu’artisans de la paix. Que chacun fasse de la paix la cause de sa vie. »
Après ses visites en Turquie/Liban, Afrique et Espagne, Léon XIV se rendra en France du 25 au 28 septembre 2026.
Trois étapes de cette visite pourraient se prêter à un nouvel et solennel appel à la paix - surtout en cas de poursuite voire d’aggravation des grands conflits en cours :
à Notre Dame de Paris
au siège de l’UNESCO
à Metz (hommage à Robert Schuman).
Au delà des catholiques, l’Église chrétienne a toujours eu l’ambition de porter un message universel empreint d’humanisme et de charité. Lors de son message pour la journée de la paix (2026), Léon XIV avait rappelé que « la paix est possible » et il invitait à entreprendre « la voie désarmante de la diplomatie, de la médiation, du droit international »(2)
Le nouveau Pape Léon XIV, de par sa personnalité, n’hésite pas à s’engager dans les affaires du monde. Et iI semble avoir fait du retour à une « Pax Sincera » sa mission la plus pressante.
Et c’est précisément parce qu’il ne dispose d’aucune « division » que la sincérité et la portée de son message peuvent avoir une certaine influence - sinon sur les dirigeants eux-mêmes, du moins sur « les hommes et femmes de bonne volonté » .
Jean-Guy Giraud
22 - 07 - 2026
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