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  • il y a 3 jours
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Sans se laisser entrainer dans une polémique avec le Président des États-Unis, la Pape Léon XIV a tenu à préciser en quelques mots la position l’Église catholique sur les conflits au Moyen Orient :

 

«  Arrêtez-vous ! C’est le temps de la paix ! Asseyez-vous à la table du dialogue, pas à la table où l’on planifie le réarmement et où l’on délibère des actes de mort ! » 

 

«  Je ne suis pas un politicien, je n’ai pas l’intention d’entrer dans un débat avec lui, le message est toujours le même : promouvoir la paix », 

 

 « Je n’ai peur ni de l’administration Trump ni de parler haut et fort du message de l’Évangile. »

 

(Déjà en janvier 2026, trois cardinaux américains avaient appelé à une « moralisation de la politique étrangère américaine »)  (1) 

 

Ainsi que l’explique un article du journal La Croix (2), le Pape s’est également placé sur le plan des « principes moraux » universels et notamment sur celui de la « protection de la dignité et de la vie même de la personne humaine ».

 

Nous reprenons ici les principaux passages de cette explication de texte (notre sur lignage): 

 

 

«  L’Église doit pouvoir « partout et toujours » prêcher la foi, enseigner sa doctrine sociale, accomplir sa mission… et aussi « porter un jugement moral, même en des matières qui touchent le domaine politique, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent »

 

L’intervention de J. D. Vance illustre un présupposé de la politique moderne, qui est la séparation totale de la sphère politique et de la sphère morale. Cela revient à dire : comme on ne sera jamais d’accord sur le plan de la morale, celle-ci est cantonnée dans la sphère privée. Et cela vaut, plus largement, pour tout ce qui touche à la religion. On le voit aux États-Unis, ou la logique libérale dominante s’inspire du philosophe John Rawls (1921-2002), qui prétend établir un ordre politique en dehors de toute considération éthique ou morale.

 

S’il convient de respecter l’autonomie de la sphère politique, celle-ci ne peut être séparée des principes moraux. Il y a également aujourd’hui une tendance, dans l’Église catholique, à réduire la morale aux questions de bioéthique, ou à la morale sexuelle ou familiale. Cela affleure dans les propos de Vance. Or, la morale concerne la personne humaine dans toutes ses dimensions, elle est donc éminemment sociale, et donc politique.

 

L’Église ne peut jamais se désintéresser de l’état du monde, surtout quand ce sont la dignité et la vie même des personnes qui sont en jeu.

 

Si les paroles de Léon ont fait mouche, c’est parce qu’il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Tout le monde voit combien cette guerre au Moyen-Orient est immorale, et les propos de Trump menaçant toute une population d’anéantissement, ou encore certains aspects de sa politique intérieure, sont moralement scandaleux

 

Ils se présentent comme les derniers gardiens de la civilisation, tout en commettant des actes barbares. Évidemment, ils sont furieux que le pape l’ait dit. » 

 

 

NB : on estime à 70 millions le nombre de catholiques américains soit près de 20% de la population totale

 

 

JGGiraud

15 - 04 - 2026

 

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