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UKRAINE : MAIS QUE FAIT L’UE ? - suite 1



Mercredi 16 Février à 9.00, le Parlement européen débattra de la question :


Relations UE-Russie, sécurité européenne et menace militaire de la Russie contre l'Ukraine Déclaration du vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité


Ce débat devrait être donner lieu au vote d’une résolution, en cours de préparation au sein des groupes politiques.


Au vu de la gravité du sujet, il faut espérer que les Présidents du Conseil, de la Commission et, si possible, la Présidence en exercice interviennent - en personne - dans le débat. Et que, sous une forme ou une autre, ils se joignent à la position que prendra l’assemblée.


On peut s’attendre à ce qu’une forte majorité des groupes et des députés - prenant conscience de l’imminence et de la gravité d’un conflit armé de grande ampleur aux portes de l’Europe - enjoignent les responsables européens et nationaux à réagir de façon aussi rapide, forte et unitaire que possible.


Il n’appartient pas au Parlement de se prononcer sur les modalités précises de la nécessaire réaction européenne. Une vaste gamme de ripostes graduées est d’ores et déjà établie par les services compétents et prête à être déclenchée.


Son rôle devrait être de s’adresser à la fois au Conseil européen et à l’opinion et de dénoncer solennellement, publiquement et sans nuance “la menace militaire de la Russie contre l’Ukraine” et d’exposer les dangers qu’elle présente tant pour les populations ukrainiennes que pour “la sécurité européenne" en général.


Le Parlement européen pourrait en même temps lancer un appel à ses homologues des parlements nationaux - tout aussi concernés par un tel risque de guerre en Europe - pour qu’ils prennent position conjointement sur la nécessité d’une forte réaction européenne.

Seule une réaction collective et d’une ampleur exceptionnelle est susceptible de faire reculer la Russie.

Sans nul doute, l’Union européenne se trouve aujourd’hui confrontée à un défi stratégique comparable, à certains égards, à celui de 1938.

Avec cependant une grande différence : l’Europe est à présent unie, solidaire et bien déterminée à prévenir - en son sein comme dans son voisinage immédiat - une remise en cause tant des frontières que du modèle démocratique.


Il s’agit, sans retard, de l’affirmer haut et fort et de s’organiser en conséquence.

Jean-Guy Giraud 13 - 02 2022