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PRIMUM VIVERE - DEINDE GUBERNARE



Le moment du choix est venu.


L’heure du choix de chacun des français et des européens pour leurs nouveaux représentants au sein du Parlement - siège du pouvoir législatif en collaboration avec le Conseil et la Commission.


Contrairement aux apparences - cad à la multiplicité des listes - le choix, en France, d’un vote utile et pro-européen se limite à 4 ou 5 listes dont les priorités et programmes - basées sur un arc idéologique finalement restreint - recoupent  les grandes tendances historiques Gauche/Centre/Droite. Et au sein desquelles les nuances entre orientations inter-gouvernementales et fédérales apparaissent relativement limitées.


À une exception près cependant : celle de la liste des Verts.


Celle-ci assume le dépassement de ces clivages traditionnels.


Elle invite à un choix différent : celui de donner une priorité absolue à une seule question, de nature planétaire, celle de la protection de l’environnement humain. 

Elle estime que toute l’action de l’Europe, dans tous les domaines (économiques et sociaux), doit d’abord être orientée vers la sauvegarde de la planète.


Ce choix n’est ni partisan ni sectoriel mais global et universel. D’une certaine façon, il prime sur tous les autres car il est la condition même du “Vivere” sans lequel le “Gubernare” n’a même plus de raison d’être.


Ce message de base dépasse les autres propositions (parfois discutables) qui sont avancées par cette même liste - propositions d’ailleurs fort ambitieuses pour le rôle de l'Europe en tant que projet politique.


Dès lors, la question devient simple : l’Europe doit-elle - à travers un choix démocratique et commun à tout un continent - donner l’exemple et prendre la tête d’une opération de survie planétaire?


Par delà les questions secondaires de personnes, de rivalités ou parfois d’options excessives des Verts - faut-il retenir et soutenir l’essence même de cette opération dont les partis écologistes (en France et dans l’UE) ne sont que  les messagers et les ’”ouvreurs”?


Un choix difficile car il transcende et marginalise tous les autres - parfaitement légitimes mais en quelque sorte secondaires sur l’échelle des valeurs.


L’adage latin - adapté à la circonstance - résume bien toute l’affaire : “Primum vivere deinde gubernare”.


L’option écologique semble être privilégiée par les plus jeunes générations qui, un peu tardivement, se mobilisent pour la soutenir : elles sont effectivement les plus concernées.


Elles espèrent que l’Union pourra confirmer et renforcer, à la suite des élections, son rôle de “global climate leadership” et de “pace setter on climate targets” à la veille du Sommet Action Climat de Paris le 23 Septembre 2019. Et s’opposer plus efficacement au climato-scepticisme persistant - voire aggravé - des dirigeants actuels des grandes puissances.


Si, en effet, la cause environnementale devait rassembler - lors du scrutin de 2019 - un nombre significativement accru de suffrages (et le groupe des Verts au sein du PE atteindre une taille critique), le signal ainsi adressé à l’opinion européenne et internationale ainsi qu’aux dirigeants en place permettrait de franchir une nouvelle étape dans la prise de conscience mondiale du risque climatique. Le moyen le plus simple et le plus imagé d’illustrer cette cause est peut-être de se référer à la video mise en ligne par le WWF.

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