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LE CONSEIL EUROPÉEN PEUT-IL CONDUIRE L’EUROPE ? 

  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture


Le Conseil européen du 19 Mars 2026 fera date dans l’histoire de l’Union. Jamais auparavant cet « organe suprême » n’avait démontré de façon aussi éclatante son incapacité à rassembler les États membres afin de protéger l’ensemble des citoyens européens face à des crises internationales majeures.

 

Et ce en dépit de l’avertissement lancé par le Président Costa appuyé par le Secrétaire Général Guterrez :  “In these very troubled moments in which we are living, more than ever it is decisive to uphold the international rules-based order .The alternative is chaos. The alternative is the war in Ukraine. The alternative is the war in the Middle East.”

 

Qu’il s’agisse du Proche et Moyen Orient ou de l’Ukraine, le Conseil n’est parvenu à adopter aucune nouvelle position commune et prendre une quelconque décision. Face à des dirigeants étrangers qui - en violation délibérée du droit international et humanitaire - poursuivent aveuglément à coup de milliers de missiles ou de drones de véritables guerres d’extermination et de conquête menaçant à présent l’ordre politique et économique mondial, les plus hauts responsables européens sont restés sans voix et sans réaction - du moins collectives. 

 

Sur le conflit de Gaza étendu successivement à la Palestine, au Liban, à l’Iran et à présent à l’ensemble du Moyen Orient, ils n’ont pas trouvé les mots pour condamner cette escalade, ces violences et leurs auteurs - ou au moins pour s’en désolidariser. Alors même qu’ils constatent à présent les répercussions économiques croissantes de cette guerre au sein de l’UE. 

 

Sur l’Ukraine, ils ont délibérément choisi de laisser la sacro-sainte règle du veto national bloquer une aide financière vitale pour la défense de ce pays pourtant allié et même candidat à l’adhésion - facilitant ainsi la poursuite de l’agression russe et, potentiellement, son développement vers des pays membres de l’Union.

 

Sur le plan européen, les suites à donner au plan Draghi (IUE - « One Europe, one market ») n’ont pas été vraiment débattues mais renvoyées à une prochaine réunion sans que les multiples blocages auxquels se heurtent les négociations au sein du Conseil de Ministres aient pu être abordées.  

 

 

C’est peut-être un observateur extérieur - Charlemagne du The Economist - qui résume le mieux cet échec majeur de la politique étrangère européenne : 

 

  • « A bout of chaotic diplomacy and internal squabbling has set back the cause of a “geopolitical EU”

  • « Attempts at forging a coherent response to a crisis just beyond its shores have been caught up in bickering between national capitals » 

  • « A fortnight of disunion has made the EU look as plodding as ever: a club that does not shape geopolitics so much as endure its effects » 

 

 

 

Jean-Guy Giraud

22 - 03 - 2026

 

 
 
 

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