top of page
Rechercher

UN DEUXIÈME BULLETIN DE VOTE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES ? 

 

 

Un deuxième bulletin de vote ?

Les élections européennes de Juin 2024 pourraient-elles être aussi l’occasion d’interroger les électeurs sur leurs souhaits relatifs à l’évolution de l’Union européenne pour la durée du mandat parlementaire (2024/2029) ? 

 

Serait-il opportun de permettre aux électeurs d’associer au choix de leurs représentants l’expression de leurs préférences sur quelques grandes orientations de l’Union ? 

 

Concrètement, peut-on imaginer que chaque électeur dépose, dans deux urnes différentes, deux bulletins : le premier pour choisir son candidat, le second pour exprimer son opinion ?

 

Le deuxième « vote » - de nature indicative et sans valeur juridique. - serait un exercice différent à la fois d’un referendum formel, d’un sondage estimatif ou d’une participation aléatoire à des « Conférences citoyennes ».  

 

Une telle consultation présenterait de nombreux avantages que l’on peut brièvement résumer ainsi :


  • inviter les électeurs à appréhender la dimension européenne (et pas seulement nationale) de l’élection

  • encourager et responsabiliser la participation en incitant à livrer une opinion personnelle sur les grands enjeux européens

  • rehausser la valeur démocratique d’un choix ne se limitant pas à la désignation de représentants

  • orienter la campagne vers les questions de fonds figurant sur le deuxième bulletin

  • inviter tous les citoyens des différents Etats membres à réfléchir et s’exprimer ensemble, en même temps et sur les mêmes questions,

  • et peut-être dégager, au niveau du « peuple » européen, des indications sur les grandes orientations de l’action de l’UE souhaitées par l’ensemble des citoyens pour la période considérée.

 

 

Une piste de réflexion ? 

La formulation ci-dessus de ce deuxième « vote » (A/B) n’est bien sûr donnée qu’à titre d’exemple et d’illustration. 

 

En toute hypothèse, la tenue d'un tel double vote poserait de nombreuses questions d’ordre politique, juridique, pratique …  qui ne sont pas abordées ici. 

 

Mais sa simple évocation pourrait inciter à rechercher des moyens susceptibles d’amener les européens à s’intéresser plus directement à l’évolution de leur Union. 

 

À défaut de référendum européen - dont l’institution éventuelle n’est guère évoquée (1) - la réflexion sur un outil hybride tel qu’imaginé ci-dessus pourrait ouvrir des pistes intéressantes. 

 

 

Jean-Guy Giraud

18 - 12 - 2023

 ____________________________________________

 

 (1) Voir toutefois la proposition de référendum européen dans la proposition de révision des traités de la commission AFCO du PE : 

 

«  9. Proposes the introduction of an EU referendum on matters relevant to the Union’s actions and policies; calls for the strengthening of instruments for citizens’ participation in the EU decision-making process within the         framework of representative democracy; » https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/AFCO-PR-746741_EN.pdf 

bottom of page